Comedor semaine 1 : knacki crue, chantier, et Chutes d’Iguazu !


C’est le 19 juin que 7 petits bordelais arrivent en terres Argentine, et plus précisément à Corrientes, capitale de la région de Corrientes située à l’extrême Nord-Ouest de la province, sur la rive gauche du rio Parana.

Les retrouvailles des anciens avec le Comedor et la découverte pour les nouveaux sont un moment très fort. Graziella, une des cuisinières du Comedor, nous accueille très chaleureusement. A peine arrivés, le café nous est déjà servi. Malgré la fatigue du voyage, les sourires sur nos visages ne manquent pas.

Quelques heures plus tard, qui voilà entrer ? C’est bien Maria Luisa, le pilier du Comedor, celle qui tient les rennes, et qui met tout en œuvre tout au long de l’année pour faire vivre et perdurer le projet.

Nous commençons à prendre nos marques petit à petit. Les enfants du quartier Juan de Vera arrivent alors. Nous pouvons lire la joie sur leur visage, les éclats de rire et les jeux fusent : foot, balançoire, atelier coiffure, jeux de cartes… tout est prétexte à partager de bons moments tous ensemble.

Il est temps pour notre petite équipe de se diriger vers l’auberge. Certes, le confort n’est pas au rendez-vous : entre les matelas troués, les fenêtres qui ne ferment pas… le confort est plus que spartiate. Mais cela nous importe peu, tout ce que l’on va vivre compensera largement cela. Une fois installés, direction le supermarché local pour nous remplir la panse. Notre repas n’est malheureusement pas à la hauteur de nos attentes : knackis crues pour les uns, olives avec un goût que nul d’entre nous ne connaissait, mais encore une fois, cela nous importe peu. Les fous rires en nous voyant ici en Argentine, tels des vagabonds venus d’ailleurs, retentissent dans l’auberge. Loin de notre petit train-train quotidien, la simplicité du moment gagne nos esprits, et tout simplement nous profitons de cet instant, chose que nous avons souvent tendance à oublier au quotidien.

Le lendemain, le 20 juin, l’équipe marseillaise arrive également. Nous sommes alors au grand complet. Pas une minute à perdre, direction Riachuelo, petit village à 30 minutes de Corrientes, où va être érigée notre nouvelle structure : un centre aéré pour accueillir les enfants à capacités réduites et ceux sans handicap. Les questions à notre architecte Jorge s’enchainent : orientation, proximité, emplacement, durée des travaux, nombre d’ouvriers, logistique, autant d’interrogations que nous devons solutionner.

Dimanche, journée de repos pour nos équipes. Après une grasse matinée bien méritée, direction le Parillon, le restaurant de la ville à ne pas manquer: tout est à volonté, et rien ne peut concurrencer la viande argentine, chaque bouchée fond dans la bouche ! Nous partons ensuite sur la plage de Corrientes au bord du Rio Parana. Au programme, trempette des pieds et prise de photos en rafale. Nous sommes interpellés par un concert extérieur : musiques latines à gogo, danses, chants. Cela est dû aux élections législatives nationales, tout est bon pour rapporter le maximum de voix.

Nous commençons la semaine en nous dirigeant vers le chantier. Nous rencontrons la maire de Riachuelo, qui nous a généreusement donné le terrain, tandis qu’une équipe de 4 membres se rend avec Jorge et notre ouvrier Ramon, au Castorama local afin d’acheter l’ensemble des outils indispensables à la construction. Bien sûr, on s’adapte à la vie locale : à 7 dans une voiture conçue pour 5 personnes, sans ceinture et avec des pneus à plat, mais « todo bien », comme on dit là-bas. Le chantier peut alors commencer, le tracteur venu pour nettoyer le terrain de toutes ces hautes herbes infestées de fourmis rouges plus que coriaces est arrivé.

Le mercredi, nous nous attaquons aux fondations : ferraillage, ¡ vamos ! Alors que nous nous mettons à quatre pour tenter de redresser un bout de fer, pas de chichi pour notre ouvrier Ramon, qui en 2min 30 réussi ce travail, l’air de rien. La fierté de nos petits gars français en aurait-elle pris un coup ? A suivre au prochain épisode.

Pour question d’organisation et d’efficacité, nous décidons de nous diviser en deux équipes : être 16 c’est bien beau, mais niveau logistique c’est plus compliqué. Comme tout problème a sa solution, ni une ni deux, les responsables de chaque groupe, Hélène et Emeline, décident d’envoyer une partie de leur équipe au Comedor pour s’occuper des enfants, ranger la bibliothèque, aider les cuisinières, et l’autre partie au chantier.

C’est le 25 juin, que nous commençons à creuser, sous un soleil de plomb : travail physique certes, mais nous faisons notre maximum pour la cause qui nous tient à cœur, d’autant plus que le travail s’effectue toujours dans la bonne humeur : nous n’avons pu échapper à la tentation de la bataille de boue.

C’est après une grosse journée de travail que nous nous dirigeons vers le grand théâtre de Corrientes, où nous sommes invités par Maria Luisa afin de rencontrer le fameux chanteur Pocho Roch, qui a donné son nom à notre association partenaire, P’itivo Pocho Roch. Nous assistons à son concert, accompagné de la danse de Chamame, danse traditionnelle de la région.

Le week-end arrive, direction l’un des lieux les plus beaux d’Argentine, un lieu extraordinaire : les Chutes d’Iguazú ! Nous embarquons à bord du bus, au deuxième étage, vue panoramique. Il est 10h du matin quand nous arrivons sur place. Le parc ouvre ses portes, et là les surprises s’enchaînent : des singes en liberté se baladent devant nous, des koatis nous volent nos sandwichs, et des chutes d’eau à perte de vue. Il n’y a en réalité pas de mot pour décrire cette merveille de la nature. Les chutes d’eau sont impressionnantes, la végétation luxuriante se fond dans le décor, des arcs en ciel embellissent le tout. Notre journée est ponctuée par notre émerveillement et des séances photo aux quatre coins du parc. Nous rentrons les souvenirs pleins la tête, conscients d’avoir vécu un moment dont nous nous souviendrons tous.

Affaire à suivre !