Innovation & éco-technologies

Innovation & éco-technologies

Par Julie B / Novembre 2015

L’innovation, ça te parle ? J’imagine que oui, et en tant que potentiel petit « manager de demain », tu as peut être déjà entendu parler des écotechnologies, un ensemble de techniques nouvelles qui améliorent la qualité de l’environnement tout en renforçant la compétitivité des entreprises.

En effet, entre émissions de CO2, pollutions, raréfaction des matières premières… les conséquences environnementales des activités humaines sont nombreuses. Les écotechnologies permettent de traiter et de corriger ces impacts négatifs sur l’environnement. La voiture électrique en fait partie par exemple !

En tous cas, les écotechnologies  sont en plein développement, on peut même parler d’un bon filon qui allie innovation, facteur clé de la croissance économique, et éthique.

Eco-technologies : qu’est-ce que c’est ?

Les éco-technologies sont au service du développement durable. Elles contribuent à la croissance économique tout en minimisant les impacts écologiques (« croissance verte »).  Ces technologies apportent une amélioration environnementale en remplaçant directement ou indirectement une technologie polluante, mais également en réduisant les effets polluants d’une technologie déjà connue. Elles ont une action préventive et/ou corrective. Même si les secteurs de prédilection des éco-technologies sont ceux de l’eau, de l’air, des sols et des déchets, on peut les retrouver dans tous les domaines. Par exemple, les véhicules électriques font partie des éco-technologies, dans le sens où ils permettent de se déplacer sans émettre de gaz à effet de serre. Au même titre, les panneaux solaires (thermiques ou photovoltaïques) sont des éco-technologies.

Une forte mobilisation pour encourager les éco-technologies 

Les pouvoirs publics, les collectivités et les entreprises s’organisent pour encourager le développement des éco-technologies et faciliter la mobilisation des entreprises Ainsi, à la suite du Grenelle, un Comité Stratégique de Soutien aux Eco-Industries (COSEI) a été constitué afin d’orienter et de proposer des modalités concrètes de soutien.

Quel avenir pour les entreprises ?

Il est vrai que la France manque de « grosses PME » dans le secteur des écotechnologies, c’est-à-dire d’entreprises de 500 à 2 000 salariés. Une solution serait de leur faciliter l’accès aux marchés publics – premier poste marchand en France avec 18 % du PIB – et aux marchés de grands comptes. On peut encourager les collectivités locales et les grandes entreprises à adopter une démarche citoyenne consistant à faire appel plus systématiquement à leurs compétences. C’est ce qu’a fait le Commissariat à l’énergie atomique, par exemple : la part des PME dans ses achats est passé de quelques pour cents à 25 % en quelques années grâce à une politique volontariste en la matière. En échange, les PME doivent s’associer pour faire des offres groupées (proposer un système clé en main plutôt que des équipements, matériels ou services disjoints). Là encore, les actions collectives peuvent les y aider.

julie