Les abeilles en danger

Une espèce en danger

Par Vincent M. / Décembre 2015

maya

Albert Einstein a dit : « si l’abeille disparaît, l’humanité en a pour quatre ans à vivre »

 

Explication du problème

Depuis quelques années, le nombre d’abeilles est en très forte baisse, avec une disparition totale sur certaines zones. Ce phénomène porte le nom de « Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » ou CCD (Colony Collapse Disorder).
Il n’est pas récent, il remonte aux années 40 lorsque les premiers pesticides ont été utilisés pour l’agriculture. Cela préoccupe de plus en plus d’experts scientifiques, en raison de l’importance écologique et économique des abeilles.

Cependant, l’extinction s’est accélérée pendant les années 1990 avec l’usage intensif de produits phytosanitaires et des ruchers entiers ont été dévastés en quelques années.

Le saviez-vous ?

En France, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité. A l’échelle mondiale, ce sont près de 300 000 colonies d’abeilles qui disparaissent chaque année. Les conséquences se répercutent sur les 20 000 personnes membres de la filière apicole.

abeille

A quoi servent les abeilles ?

Les abeilles appartiennent à la famille des insectes pollinisateurs. Il en existe plus de 25 000 espèces différentes. En Europe, l’Apus Melifera est l’abeille que nous sollicitions pour la production de miel.

Les abeilles ont besoin des fleurs ; elles se nourrissent du pollen et du nectar qu’elles produisent.
Et les fleurs ont besoin des abeilles, car les abeilles en butinant transportent les grains de pollen produits par les organes mâles jusqu’aux organes femelles d’une autre fleur ; l’abeille féconde des milliers de fleurs. En effet, 200 000 espèces végétales dépendent des abeilles pour leur pollinisation.

L’abeille est une « sentinelle » révélatrice de l’état de l’environnement, en raison de sa présence presque partout sur la terre, de sa capacité à collecter, via le pollen et le nectar, des doses infimes de polluants et aussi parce qu’elles sont observées de près par les apiculteurs eux-mêmes dont la survie dépend de la santé des ruches.

Les conséquences de la disparition des abeilles

En cas de disparition des pollinisateurs, il n’y aurait plus de production de graines ou de fruits essentiels à notre alimentation. Les équilibres alimentaires mondiaux seraient profondément modifiés pour trois catégories : les fruits, les légumes et les stimulants.

Ainsi, notre source d’alimentation (et celle des animaux dont nous nous nourrissons) se limiterait aux seules plantes ou cultures non dépendantes de la pollinisation, principalement les céréales.

Rappelons que 80 % des cultures à travers le monde sont dépendantes de l’activité des insectes pour la pollinisation, au premier rang desquels les abeilles.

Il est donc difficile d’imaginer une alimentation sans l’activité pollinisatrice des abeilles qui sont associées à tous nos repas !

 Par ailleurs, des études scientifiques semblent indiquer que les changements dans les pratiques fermières pourraient rendre les abeilles vulnérables aux épidémies et aux parasites, ce qui va augmenter dangereusement leur taux de mortalité.

Les changements dans l’utilisation des pesticides pourraient même être responsables de l’effondrement de colonies entières d’abeilles.

 

Quelques mots de conclusion…

La disparition des abeilles entraînerait  une baisse de la production agricole et augmenterait les prix de l’alimentation, aggravant la crise alimentaire mondiale qui sévit actuellement.

Ce ne sont pas les seuls insectes pollinisateurs à souffrir des pesticides, les bourdons subissent eux aussi les conséquences des pesticides.

Afin de stopper cette épidémie, des campagnes de sensibilisation et des pétitions contre l’usage de ces pesticides sont en ligne.

Vous pouvez aussi vous impliquer dans la lutte contre l’usage de pesticides en signant et partageant cette pétition : http://actions.pollinis.org/actions/stop-neonics-fr/