Une nouvelle façon de faire les courses

Les courses en vrac
Par Amandine G. / Avril 2016

biocoop

Connaissez-vous le nouveau phénomène des magasins sans emballages? Imaginez des rayons où tous les emballages ont disparu. Plus de cartons, ni de sachets ou de bouteilles en plastique. A la place, des produits tels que le riz, les pâtes ou plus étonnant encore yaourts et huiles servis en vrac.

Il s’agit bien là d’une nouvelle mode qui s’installe dans les épiceries bio comme dans la distribution. Mais alors, est-ce une nouvelle manière de consommer qui nous permet de faire des économies? Est-ce plus écologique? Quelle organisation cela implique-t-il?

La chaîne de distribution Biocoop prend le pari du 0 emballage. Son magasin pilote « Biocoop 21 » nous ouvre ses portes à Paris.

Ce mode de consommation nous permet-il de faire des économies?
Fini le problème de devoir jeter des aliments qui nous restent sur les bras. Dans ce magasin, le mode de distribution sans emballages nous permet d’acheter la quantité qu’il nous faut et ainsi de garder un œil sur le prix.

De plus, les produits vendus en vrac sont entre 20 et 30% moins chers que leurs équivalents déjà embouteillés. En achetant l’huile par bidons de 30 litres l’huile, le distributeur économise l’achat de 60 bouteilles de verre de 50 cl. Idem pour les céréales qui seront achetées dans des sacs de 20-25 kg. Des achats d’emballages en moins qui profitent au consommateur final.

Mais alors dans quoi met-on nos aliments?
Pour les fruits et légumes, ils seront pesés et déposés dans un sac en coton. Concernant les aliments tels que le yaourt ou l’huile, et c’est là que la démarche éco- citoyenne prend tout son sens, l’idée sera de se rendre dans le magasin avec son propre contenant. Si vous n’en avez pas, pas de panique, il sera toujours possible d’en acheter un sur place, ce dernier étant réutilisable et non jetable.

Acheter en vrac, un geste bénéfique pour le climat?
Cette démarche écologique applicable sur de nombreux points de vente en France nous permettrait de réduire les 5 millions de tonnes de déchets d’emballages collectés chaque année. Avec ce procédé, qui permet reproduire des biens ou des matières, on économise 3 tonnes de CO2 par tonne de plastique non utilisée.

Ce modèle est-il viable?
Le concept est avant tout basé sur une volonté de proposer une consommation plus vertueuse. L’enjeu sera de trouver la façon de bien faire afin de l’appliquer dans le plus de magasins possibles. C’est un coup à prendre mais ce modèle est largement envisageable dans les supérettes des centres-villes. La seule question qui se pose sera de savoir si les consommateurs sont prêts à se familiariser avec cette démarche et ce nouveau mode de distribution.