La finance verte en plein développement

Comment établir un lien solide entre économie et écologie ? C’est une question souvent abordée avec beaucoup de pessimisme mais aujourd’hui, une solution semble être envisagée par les différents acteurs de ces deux piliers du développement durable : la finance verte.

C’est dans le cadre de l’Accord de Paris signé durant la COP21 en 2015 que la finance verte s’inscrit. En effet, elle semble être de loin la bonne combinaison afin de palier à tous les défis économiques, financiers et environnementaux fixés par l’accords.

Le 11 décembre dernier se tenait le Climate Finance Day à Paris et y a été discutée la notion de finance verte dans tous ses aspects, mais alors la finance verte, ça consiste en quoi exactement ?

Selon Gaea21 (association pour la mise en oeuvre du développement durable et de l’agenda21), le terme « finance verte » peut-être compris comme l’ensemble des services offerts dans les marchés financiers pour investir dans des initiatives visant à réduire l’impact des activités humaines dans l’environnement ou à offrir des bénéfices pour l’environnement. Autrement dit, c’est investir dans l’écologie. Quelques termes plus complexes y sont également rattachés comme par exemple celui de « Green bonds » qui sont des obligations vertes ayant pour but de financer des projets écologiques et de développement durable.

Néanmoins, il est facile de remettre en question le futur et l’efficacité de ce concept car on sait combien activités économiques à fort rendement et préoccupations environnementales sont difficilement compatibles. Mais si en matière d’écologie chaque geste compte, on imagine facilement comment d’importants investissements financiers pourraient rapidement changer la donne. De plus, compte tenu des grands chantiers écologiques prévus pour les années à venir afin de remplir les objectifs fixés par l’Accord de Paris, la finance verte devrait continuer de se développer et surtout devenir une vraie source de création d’emploi.

Or pour inciter des entreprises et les particuliers à investir plus massivement dans les projets écologiques que dans les énergies fossiles et les activités générant beaucoup de pollution, la finance verte nécessitera un contrôle assidu. Ainsi les green bonds devraient être labellisées au niveau international pour garantir plus de sécurité et éviter le greenwashing, terme qu’on entend régulièrement mais dont beaucoup ignorent encore la signification, eh bien nous on t’en donne une définition simple : le greenwashing est un anglicisme qui sert à désigner des pratiques consistant à utiliser abusivement un positionnement ou des pratiques écologiques à des fins marketing (on pense tout de suite au scandale Volkswagen).

La finance verte a donc tout pour devenir LA finance du futur et inciter les entreprises à s’inscrire dans une démarche plus durable et se réconcilier avec l’environnement.