Ramenez l’écologie à la Maison, allez Manu allez !!

 

La France a de quoi se vanter. Non contente d’avoir été sacrée championne du Monde cet été, c’est aujourd’hui le modeste titre de Champion de la Terre qui a été décerné à notre président Emmanuel Macron à l’issue de la deuxième édition du One Planet Summit, se déroulant à New York le 26 Septembre dernier.

Vegedream calme toi et pose ce micro. Avant de reproduire un tube entêtant à la gloire de Manu, il convient de s’interroger sur la légitimité du président français à recevoir une telle distinction, bien qu’elle soit purement honorifique.

Macron le sang…

Tout d’abord il faut reconnaitre que M. Macron a eu le mérite de remettre au goût du jour les problématiques environnementales sur la scène internationale. En effet, épaulé par l’ONU, il a été à l’origine de la première édition du One Planet Summit qui s’est déroulé en décembre 2017. Cette mesure avait pour but de redonner du souffle à l’accord de Paris de Décembre 2015. Plusieurs promesses émises lors de ce sommet pourraient nous redonner foi en l’action politique. On peut ainsi souligner le don de 20 millions de dollars annoncé par l’UE, la France et la Nouvelle Zélande pour protéger le Pacifique des changements climatiques. L’UE aurait également promis qu’un quart de son budget sur l’exercice 2021-2027 sera alloué à des programmes répondant au défi climatique.

Malgré tout cela, au regard des douze grands engagements décidés lors de la première édition du One Planet Summit, seul trois engagements semblent en voie de concrétisation : l’aide aux Etats insulaires, l’engagement des banques de réorienter leur flux vers les activités décarbonées et la mobilisation des fonds souverains.

 

… Ou sang de bourbe ?

Penchons-nous à présent sur les points qui fâchent, car derrière les slogans bien sentis « Make our planet great again », M. Macron apparait plus frileux lorsqu’il est question d’acte, et non plus de parole. Ce même septembre 2018 marquait également l’anniversaire des 1 an du CETA :  accord commercial conclu entre l’UE et le Canada, fortement soutenu par M. Macron. Or, plusieurs associations dont la Fondation pour le Nature et l’homme ont déploré l’absence d’engagement concret comme l’instauration d’un « véto diplomatique.Ce dernier aurait pour but d’immuniser les états désireux de mettre en place des politiques climatiques face aux potentiels procès intentés par des entreprises qui s’estimeraient fragilisées par ces politiques. Outre cette préoccupation climatique, il apparait également que le CETA pourrait aboutir à un nivellement par le bas des normes contraignantes sur l’utilisation de pesticide.

Ainsi ce titre de Champion de la Terre sied aussi bien à M. Macron que le titre de champion de la planification des cours à Youtuse. Il semble plus aisé d’être élu champion lorsqu’on est le seul en compétition (Trump et le climatosepticisme on te voit).

Si la prise en compte de l’écologie semble être un exploit depuis quelques temps, elle peine à exister hors des discours des grands dirigeants.

Ces derniers, Macron (le premier), apparaissent catastrophés face à l’avenir de la planète, mais trop peu traduisent en actions ces craintes légitimes.