La Terre, cette vaste chicha

 « La Terre, cette vaste chicha ou comment la pollution de l’air assassine les enfants »

 

Dans un rapport inédit, l’organisation mondiale de la santé (OMS) met en lumière l’impact dévastateur de la pollution de l’air sur la santé des enfants. La terre devient progressivement un énorme « aqua » à ciel ouvert où les vapeurs empreintes de dioxyde de carbone empoisonnent considérablement les plus jeunes d’entres nous.

Un chiffre éloquent traduit l’ampleur de la vulnérabilité des enfants face aux effets délétères de ce problème : 600 000 enfants de moins de 15 ans, dont 543 000 de moins de 5 ans, meurent chaque année d’une infection respiratoire causée par un environnement saturé en particules fines.

Non seulement les gosses se font balayer par la pollution lorsqu’ils gambadent sur le terrain de foot qui longe la rocade de leur bourgade mais également lorsqu’ils rentrent chez eux. En effet, encore 3 millions de foyers utilisent toujours des combustibles (charbon, kérosène) pour se chauffer ou cuisiner. L’Afrique est particulièrement sujette à ce problème, les enfants et les femmes sont les plus exposés aux fumées toxiques. La majorité des morts est issue des pays en voie de développement.

Sans compter le nombre de décès, pas moins de 93% des enfants respirent un air si pollué qu’ils encourent un risque pour leur santé. Les particules fines PM2,5 s’avèrent être les plus dangereuses car elles pénètrent dans les voies respiratoires.

Pourquoi les enfants se font-ils autant victime par la pollution ?

Tout d’abord, les enfants inspirent d’avantage que les adultes, ils absorbent ainsi plus de polluants. Deuxièmement ils ont un déficit de taille, or la concentration des polluants augmente près du sol. Enfin ils restent souvent cloisonnés à la maison durant leur première année, ils évoluent ainsi dans des environnements potentiellement contaminés.

L’exposition à ces polluants durant la période prénatal engendrent des dommages irréversibles. Naissances prématurées, troubles psychomoteurs, infections pulmonaires ou même autisme sont autant de maladies auxquelles les enfants, nés dans un environnement pollué, sont d’autant plus exposés.

 

L’OMS exhorte les gouvernements à prendre de solides mesures pour contrer ce phénomène létal. Il sera bientôt temps de vivre en apnée pour en pas étouffer.