La COP24, le bilan

Greta Thunberg, écolière suédoise, est devenue le visage de la COP24 qui s’est déroulée à Katowice, au cœur de la capitale polonaise du charbon, entre le 3 et le 14 décembre 2018. Cette jeune fille nous remémore le discours qui avait également fait le tour du monde, celui prononcé par Severn Suzuki, lors du Sommet de Rio, en 1992.

Depuis la COP21, en 2015, les enjeux de cette nouvelle conférence sur le climat cette année étaient très importants, car les 196 pays présents devaient, entre autres, concrétiser l’accord de Paris qui visait à limiter le réchauffement climatique à 2°C.

Malheureusement, les négociations ont été tardives car de nombreuses discussions tenaces se sont déroulées entre les délégués ministériels présents. La tâche était si grande que lors des derniers jours de conférence, certains désaccords sur le projet de décision n’avaient toujours pas été résolus.

Le résultat est tel que le sujet du rôle des marchés d’émission a été reporté à la prochaine conférence, qui aura lieu au Chili, et qu’aucune avancée n’a été envisagée pour venir en aide aux pays les plus pauvres ainsi que pour faire évoluer les droits humains.

En outre, certains pays comme l’Arabie Saoudite, les Etats-Unis ou encore la Russie se sont montrés sceptiques face à l’approbation du rapport de GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), rapport qui prévenait du déclenchement de catastrophes naturelles sans précédent si la température du climat dépassait les 1,5°C.

Bien que la notice d’application de l’accord de Paris ait été approuvée et qu’il s’agisse de l’unique point positif de cette 24e conférence mondiale sur le climat, le résultat est sans appel : les négociations climatiques sont encore une fois prolongées, malgré l’urgence de la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement.

Ce manque de communication entre les délégués ministériels des 196 pays présents a fortement été médiatisé, jusque sur les réseaux sociaux, à travers lesquels de nombreuses personnes ont manifesté leur déception et leur mécontentement.