« Bien manger c’est l’début du bonheur »

Derrière ce slogan publicitaire de la marque Président, que tu valideras aisément si tu es breton ou que tu trouveras culotté venant d’un vendeur de beurre si tu as trop de cholestérol, se cache une réflexion essentielle : Le plaisir gustatif se conjugue t-il inexorablement à un futur inquiétant pour l’environnement ? Une récente étude publiée dans Nature à tenter de répondre à cette interrogation, en analysant l’empreinte environnementale de notre alimentation.

Le résultat est sans appel, le régime alimentaire moyen actuel ne peut pas durer. En 2010, la production alimentaire était à l’origine de l’émission de 5,2 milliards de tonne de CO2 soit 11 fois celle de la France. Or cette tendance est tout sauf à la baisse puisque l’impact environnemental de l’alimentation tend à s’alourdir de 50 à 92% d’ici à 2050 du fait de la croissance démographique combinée à une hausse du niveau de vie.

Toutefois rien n’est joué, une équipe de chercheur a élaboré un régime « flexitarien », c’est-à-dire qui favorise la consommation de protéines végétales au animales, mais il n’est pas question ici d’éradiquer la viande de nos assiettes. Donc détend toi, tu n’es sera pas obligé de prendre un Veggie à chaque fois que tu vas au Macdo, mais vas falloir y aller mollo sur les triples cheeses.

Voici un tableau récapitulatif de leurs préconisations d’ici à 2050 :

Aliment Variation de la consommation préconisée
Bœuf – 80%
Porc – 88%
Agneau – 70%
Volaille – 50%
Lait – 52%
Œuf – 27%
Sucre – 58%
Maïs – 38 %
Blé – 31%
Légumineuse + 114%
Soja + 302%
Noix et graine + 237%
Huile végétale + 85%
Poisson + 60%

 

En adoptant de telles mesures, on diviserait par deux les émissions de CO2 de la production alimentaire d’ici 2050. Toutefois ces changements seuls ne peuvent être viables, la réduction du gaspillage alimentaire et l’amélioration des pratiques agricoles sont toutes aussi importantes.

Un menu type a même été conçu, 94g de viande par jour, contre 185 aujourd’hui. La ration de légumineuse passerait de 15 à 41g pour équilibrer l’apport en protéine. Et pas besoin de s’endetter pour cela, coucou la cafet de Kedge, puisque le panier végétarien moyen a un coût de 133 €, soit 29% d’économie par rapport au panier moyen d’une famille française. Donc n’hésite pas à contribuer à la bonne santé de la planète et de ton portemonnaie.