Qu’en est-il de Greenpeace ?

Alors que deux associations étudiantes de Kedge s’apprêtent à recevoir mercredi prochain Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, nous avons eu envie de revenir sur les pas de cette ONG pour regarder de plus près ce qui a été réalisé en 2018.

Continuer encore et toujours de défendre le récif de l’Amazone telle a été une des actions de Greenpeace en 2018.

En effet découvert en 2016 par des scientifiques, le récif a été exploré par une équipe de Greenpeace en 2017 leur permettant la découverte de nouvelles espèces. Mais la découverte de ce récif a fait d’autres heureux, puisque Total et BP ont immédiatement projeté d’y mener des explorations pétrolières. Grâce à Greenpeace, en 2017 l’administration brésilienne a refusé d’accorder aux compagnies pétrolières les autorisations de forage. Cependant, en réponse les firmes pétrolières ont présenté au gouvernement brésilien une nouvelle étude d’impact environnemental dans l’attente d’un changement d’avis. C’est pourquoi en 2018 Greenpeace est reparti à la recherche de nouvelles preuves scientifiques de la richesse du récif avec la ferme volonté de convaincre les autorités qu’il s’agit d’une zone à protéger.

Greenpeace a également fait pression sur Mondelez, fabricant des biscuits Oréo.

Grâce à sa campagne contre les biscuits Oreo et leur fabricant Mondelez qui utilise une huile de palme liée à la déforestation dans leurs produits, Greenpeace a permis de faire bouger les choses. A la suite de cette campagne, le plus grand négociant d’huile de palme au monde a dévoilé un plan d’action détaillé pour lutter contre la déforestation liée à l’huile de palme.

Greenpeace, c’est aussi et surtout une lutte de fond et progressive, en témoigne sa lutte concernant l’océan Antarctique.

C’est en Australie que s’est tenue en 2018 la négociation autour de la création d’une vaste réserve marine dans l’océan Antarctique, négociations vaines étant donné le désaccord de la part de la Chine, de la Norvège et de la Russie (les décisions devant être nécessairement prises à l’unanimité). Malgré 2,7 millions de personne ayant soutenu le projet et désormais déçues, la lutte continue et Green Peace connait des succès permettant de garder espoir : des industriels de la pêche au krill se sont engagés à réduire leur impact sur la biodiversité marine de l’océan Antarctique, et à la suite des découvertes de leur expédition scientifique sur place, des écosystèmes marins vulnérables situés à proximité de la péninsule Antarctique seront protégés. De plus, les négociations internationales se poursuivent en vue de la prochaine réunion annuelle de la CCAMLR (Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique) en 2019, mais aussi au niveau de l’ONU pour l’adoption d’un Traité mondial sur la haute mer, qui pourrait protéger 30 % des océans d’ici à 2030.

Le slow-motion pour éveiller les consciences à Noël

Finalement Green Peace a clôturé 2018 avec une campagne vidéo alertant sur la pollution de l’air. L’ONG met ainsi en lumière le secteur du transport routier qui est le premier responsable des émissions de dioxyde d’azote, un des principaux polluants atmosphériques.

https://www.youtube.com/watch?v=uS2lHZHWjw0

Il reste encore de nombreuses actions menées par l’ONG prônant toujours les principes de non-violence pour protéger l’environnement, la biodiversité et promouvoir la paix.

Vous trouverez sur leur site internet, informations supplémentaires et pétitions : libre à vous de prendre part à ces engagements qui ont déjà pesé sur la table des négociations et témoignent de la conscience collective de la population mondiale autour d’un futur meilleur.

Ci-dessous le lien vous redirigeant vers la conférence à venir !

https://www.facebook.com/events/2950392311652800/