Retour sur le film « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent

C’est un fait, nous avons tous regardé au moins une fois dans notre vie des films aux scénarios catastrophiques, dans lesquels nous sommes éradiqués par des bombes nucléaires, des épidémies, des extraterrestres, des robots ou encore des zombies… La créativité et l’imagination de l’être humain dépassent les limites, mais jusque-là, nous n’avions encore jamais vu de films qui racontent une histoire contraire à celle de ces scénarios plutôt apocalyptiques.

La particularité du film « Demain » réside dans son point de vue optimiste, qui recense des initiatives prises par des pionniers, et ce, dans dix pays du monde, à savoir la France et l’île de la Réunion, le Danemark, la Finlande, la Belgique, l’Inde, la Grande-Bretagne, les États-Unis, la Suisse, la Suède et l’Islande.

Face aux défis environnementaux et sociaux du XXI siècle, ces pionniers nous enseignent comment réinventer la production, la consommation, le recyclage des déchets, etc. L’effondrement des écosystèmes menaçant notre humanité, notre devoir à présent est celui de trouver des solutions qui permettront de réparer les erreurs du passé afin d’apporter un avenir meilleur aux futures générations.

Dans le film, Alexandre, Antoine, Cyril, Laurent, Mélanie et Raphaël, tous trentenaires, décident de partir explorer le monde en quête de ces solutions-là. Tout au long du film, ils s’efforcent de construire une autre histoire de l’avenir, celle qui fait du bien, celle qui serait la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales actuelles que le monde traverse.

Finalement, il s’agit d’une belle manière de rendre à l’humain ce qui lui appartient, à savoir son envie et surtout son espoir de contribuer à un monde meilleur. Le succès du film documentaire, récompensé César 2016 du meilleur documentaire, est tel, que, deux ans après, Cyril Dion revient avec un autre film, « Après-demain », dans lequel il entraîne son amie, Laure Noualhat, enquêtrice renommée pour l’écologie.