Mouiller le maillot pour éviter de couler

« Kedge is on fire, Neoma is terrified », tout d’abord désolé que tu aies désormais cet air mélodieux dans la tête, mais cet adage n’a jamais été aussi vrai qu’en 2018. En effet l’année passée se classe au 4ème rang des années les plus chaudes de l’histoire. Donc certes Kedge peut se targuer d’être « on fire » grâce à la ferveur de ses supporters, mais elle l’est d’autant plus que la température ne cesse de croitre. Or, l’une des principales victimes de cette évolution climatique se situe aux deux pôles de la terre. La fonte des calottes glacières de l’Arctique et de l’Antarctique affichent des taux anormalement élevés, ce qui engendre de terribles répercussions sur le niveau de la mer.

Le Groenland est en première ligne de ce phénomène, enregistrant un réchauffement de 3°C depuis cent ans. La fonte des glaces a été multipliée par quatre ces dix dernières années, avec en moyenne 280 milliards de tonnes de glaces perdues chaque année depuis 2004. Même problématique en Antarctique ou la fonte des glaces a été multipliée par six depuis quarante ans. Une statistique cristallise les inquiétudes, tandis que cette vaste étendue blanche perdait environ 40 milliards de tonnes entre 1979 et 1990, cette perte s’élève à 252 milliards de tonne de masse glacière durant cette décennie.

La cause ne provient pas directement du réchauffement des océans mais plutôt des vents d’Ouest, qui, tournant autour de l’Antarctique, envoient de la chaleur le long des côtes de ce continent polaire. En parallèle, les courants sous-marins plus chauds effritent les bords de la calotte glacière, ce qui provoque la création d’icebergs se détachant du bloc mère. Donc prend garde à ne pas subir un remake de Titanic pendant ta croisière estivale. Même si elles font l’objet de débat, les recherches actuellement menées prédisent une hausse du niveau des mers de plusieurs mètres ces prochains siècles, et d’au moins 1,8 mètre d’ici à 2100.

Une récente étude publiée dans Nature ce mois ci évaluent les conséquences d’un monde sujet à une hausse des températures avoisinant les 3,5°, c’est-à-dire la trajectoire que l’on emprunte actuellement si les pratiques n’évoluent pas. En résulte : une élévation du niveau de la mer de 25 cm, la multiplication de certains phénomènes extrêmes comme les cyclones, tempêtes ou encore la perturbation de la circulation océanique mondiale. Toutefois, il est encore temps pour que les choses évoluent, on pourra peut-être un jour nager dans le bonheur sans y être contraint par la nature.