Le Paludisme, ce fléau !

Aujourd’hui, l’équipe de Solid’Actions veut pour cet article mettre en lumière une maladie largement répandue dans les pays en voie de développement : le paludisme.

Selon l’OMS, le paludisme cause environ un million de décès par an dans le monde. Presque 90% des cas concernent l’Afrique.

Comment s’attrape et se transmet cette maladie ? Quels sont les symptômes ? Dans quels pays est-elle le plus présente ? Existe-t-il des remèdes ? Nous allons répondre à toutes vos questions.

 

Comment cette maladie est-elle contractée ?

Tout d’abord, le paludisme est une maladie parasitaire et infectieuse transmise par les  moustiques femellesappartenant au genre Anopheles. Ce sont effectivement ces moustiques qui transmettent un parasite nommé « Plasmodium ». En général, ces moustiques piquent entre le coucher et le lever du soleil et c’est par la piqûre que l’humain se retrouve contaminé de ce parasite.

Le Plasmodium se loge ensuite dans le foie dans lequel il va se développer pendant une semaine jusqu’à faire éclater ses cellules et finalement se retrouver dans le sang de la personne piquée. Les cellules immunitaires vont attaquer le Plasmodium et cela va provoquer de la fièvre chez le malade.

Ensuite, ce sont les globules rouges qui sont attaqués par le Plasmodium jusqu’à un nouvel éclatement et une nouvelle propagation dans le sang, et ainsi de suite.

 

Comment le paludisme est-il transmis ?

La paludisme est contracté par l’intermédiaire de ces moustiques femelles qui s’infectent en piquant un homme porteur du Plasmodium qu’elles transmettent ensuite à un autre. Il peut aussi être transmis par la contamination de la mère au fœtus, lors d’une greffe ou d’une transfusion sanguine

 

Quels sont les symptômes de la maladie ?

Les symptômes apparaissent 7 à 15 jours après la piqûre de moustique infectante. Les premiers symptômes sont la fièvre, les maux de tête, des frissons et des vomissements. S’il n’est pas traité dans les 24 heures, le paludisme à Plasmodium falciparum (le plus grave) peut entraîner la mort de la personne contaminée.

Il est important de savoir qu’il est possible d’attraper plusieurs fois le paludisme : il suffit d’avoir séjourné dans une zone sans risques pendant plus de 6 mois pour perdre l’immunité face à la maladie.

 

Qui est touché par cette maladie ?

Selon l’OMS, environ 40%de la population mondiale est exposée à la maladie et500 millionsde cas cliniques sont observés chaque année.

En Europe, la maladie ne se développe pas et on ne recense que des cas dits « d’importation ». En 2011, environ 3560 cas d’importation auraient été recensés en France. Ces chiffres sont minimes par rapport au reste du monde.

Le paludisme touche une centaine de pays au total, en particulier les zones tropicales défavorisées d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine. L’Afrique est, de loin, le continent le plus touché avec 90% des cas de paludisme recensés dans ses zones tropicales. On recense des épisodes épidémiques lors de mouvements de populations initiallement peu exposées vers des zones hautement endémiques.

 

 

 

 

 

 

Existe-t-il un remède ?

  • Prévention :

Il est fortement recommandé de prendre untraitement préventifprescrit par un médecin avant de se rendre dans une zone à risque de transmission, notamment pour les femmes enceintes et les enfants.

Malheureusement, ces médicaments ne sont pas fiables à 100%, c’est pourquoi il est essentiel d’assurer une double protection en appliquant une protection anti-piqûresde moutiques

Ainsi, en cas de fièvre même légère, de nausées, de maux de tête, de courbatures ou de fatigue au cours du séjour ou dans les mois qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter un médecinen urgence. Pour confirmer le diagnostic, on réalise une prise de sang.

 

  • Recherche de vaccin :

Aujourd’hui, aucun vaccin n’est disponible.

Pourquoi ?

Au cours de sa vie, le parasite évolue et passe par des phases de multiplication intense chez l’Homme (dans le foie puis les globules rouges du sang comme expliqué précédemment). A la fin de chaque stade, le parasite est libéré sous une forme différente, il est donc porteur d’antigènes différents et nécessite des réponses immunitaires différentes, ce qui complique la recherche d’un vaccin.

A l’Institut Pasteur, plusieurs équipes travaillent à l’élaboration de vaccins contre le paludisme.

La situation est d’autant plus préoccupante que depuis plusieurs années les parasites développent des résistances aux molécules antipaludiques et les moustiques craignent de moins en moins les insecticides.

 

Selon l’EFS, une personne ayant des antécédents de paludisme et dont la dernière crise remonte à moins de 3 ans ne peut pas donner son sang

 

  • Associations :

Médecins Sans Frontières est largement engagée dans les pays où le paludisme sévit. L’association y effectue plusieurs missions à différents endroits : prise en charge des personnes affectées dans le sud du Tchad depuis 2010 ou encore prise en charge pédiatrique à Koutiala (Mali), au Niger et au Soudan du Sud. Concrètement, MSF agit en assurant une prise en charge précoce au plus proche du domicile des patients. Des villageois sont également formés au diagnostic et au traitement des cas de paludisme simple. Enfin, MSF a mis en place une chimioprévention du paludisme saisonnier : les enfants âgés de 3 mois à 5 ans bénéficient d’un traitement antipaludéen préventif.

 

Pour en savoir plus sur les actions de Médecins Sans Frontières :

https://www.msf.fr/eclairages/paludisme-la-grande-tueuse-des-enfants-de-moins-de-5-ans

 


By Solid’Actions